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Revue de Presse |
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Le X6 de BMW, ou comment éviter la banalisation des 4×4 |
"Décidé à renouveler le genre, BMW a pris le risque de marier 4x4 et coupé pour donner naissance au X6. Du regretté coupé monospace Renault Avantime, méchamment surnommé « le fer à repasser », à l’improbable coupé tout-terrain au postérieur biseauté dénommé Actyon et réalisé par la marque sino-coréenne SsangYong, les précédents n’étaient pas vraiment encourageants. Conçu sur la base du X5, avec lequel la marque bavaroise a signé avec succès son entrée dans l’univers des « sport utility vehicles » - SUV -, le X6 a de quoi impressionner.
La partie avant, sculptée telle une voiture de sport, offre au regard ses ailes élargies, son capot musclé et les naseaux dilatés, caractéristiques d’une calandre de BMW. Le profil et la partie arrière détonent résolument. Très inclinée, la lunette s’insère dans le style athlétique et presque brutal de cet opulent coupé suspendu 21 centimètres au-dessus du sol.
Fabriqué aux Etats-Unis dans l’usine BMW de Spartanburg (Caroline du Sud), ce modèle hors normes est destiné aux automobilistes fortunés désireux de pimenter leur penchant pour les gros SUV, et qui seraient tentés de concrétiser cette idée au volant d’un Porsche Cayenne ou d’un Range Rover Sport. Deux constructeurs qui, eux aussi, ont perçu la nécessité de secouer l’univers du 4x4 de luxe en lui faisant faire un peu d’exercice.
Restait à vérifier si le X6, création hybride pesant plus de 2 tonnes, allait justifier sur la route ses prétentions sportives. Compte tenu des performances du X5 - qui a bâti son succès sur son comportement, plutôt agile comparé à la concurrence -, il n’y avait pas vraiment de quoi entretenir un long suspense.
Pour plaquer au sol le X6 malgré son centre de gravité très élevé, BMW a tout de même dû prendre les grands moyens en le dotant d’un différentiel arrière très pointu, capable de répartir le couple entre les deux essieux mais aussi entre les roues gauche et droite, en particulier dans les virages. Pas vraiment virevoltant, mais exempt de la moindre prise de roulis en courbe, ce mastodonte se comporte sur la route comme une locomotive posée sur des rails, ce qui équivaut à un vrai tour de force."
Extrait de l’article paru dans Le Monde, 1er juillet 2008.
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Duel express : BMW X6 / Porsche Cayenne |
« Avec sa poupe biseautée, le BMW X6 joue la singularité. En face, le Porsche Cayenne, doté d’un puissant V8 et d’une carrure d’athlète, ne se laisse pas impressionner. Qui est le boss ?
Reconnu pour ses qualités athlétiques, le Porsche Cayenne S reste l’un des plus impressionnants 4x4 de sa catégorie. Son puissant V8 de 385 ch se montre en parfaite harmonie avec son physique presque caricatural… Mais le BMW X6 et sa silhouette très musclée ne s’en laissent pas compter. Malgré 79 ch de moins et un couple largement inférieur, il réalise quasiment les mêmes performances. Son secret ? Il est moins lourd (160 kg) et bénéficie d’un bloc six cylindres dopé par deux turbos. Cette mécanique lui offre ainsi une grande disponibilité dès les plus bas régimes (1300 tr/mn). Un atout, lors des relances. Sa sonorité mélodieuse n’a de surcroît rien à envier au chant grave du V8 Porsche. Reste que ce dernier n’est pas du genre paresseux lorsqu’il s’agit d’arracher les 2,4 tonnes du Cayenne. Il fait parler la poudre à l’accélération ! De quoi regretter la relative lenteur de sa transmission automatique, comparé à la boîte très réactive du X6.
Au niveau du comportement routier, BMW ne s’est pas contenté de reprendre l’excellent châssis du X5. Comme pour tout coupé de la marque, le X6 a eu droit à un traitement particulier, avec notamment, une transmission plus sophistiquée capable de répartir idéalement le couple entre les roues arrière. La motricité est ainsi optimale et, surtout, l’agilité encore améliorée. Avec la suspension pilotée qui équipait notre modèle d’essai (3500 € en option !), on obtient un comportement digne d’une vraie sportive. Le Cayenne S, référence en la matière, est ici dépassé. Il reste très efficace, mais se montre moins plaisant à mener : sa direction est plus lourde et son châssis moins dynamique dans ses réactions. Au freinage, il stoppe aussi court que le X6, mais réclame plus d’effort à la pédale. Bref, sa conduite virile n’est plus un gage de supériorité. […]
Le verdict Auto Plus : victoire BMW X6
Avec son V8 surpuissant et son prestigieux écusson Porsche, le Cayenne S occupe une position statutaire dans la catégorie des 4x4 de luxe. Mais cela ne le met pas à l’abri du X6, tout aussi sportif, plus confortable et bien mieux équipé. Surtout, le BMW apparaît nettement plus polyvalent que sa ligne ne le laisse imaginer. Le maître, désormais, c’est lui ! »
Extrait de l’article paru dans Auto Plus, n° 1033, 24 juin 2008.
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